Analyses

Toutes les données économiques suisses sont publiques. Presque personne ne les utilise.

En Suisse, presque tout ce qui compte pour prospecter est déjà public : les créations d'entreprises, les permis de construire, les faillites, les marchés publics, les marques déposées. Tout est ouvert, gratuit, officiel. Et pourtant, presque personne ne s'en sert vraiment. Voici pourquoi, et ce que cela change pour qui décide de s'y mettre.

Par Marc VuissozPublié le 16 juin 2026

La transparence suisse est une fonctionnalité, pas un détail

La Suisse a fait un choix discret mais radical : rendre publics les actes qui engagent une entreprise. Quand une société se crée, elle s'inscrit au registre du commerce, et cette inscription paraît au SHAB. Quand un chantier démarre, le permis est publié dans la feuille officielle du canton. Quand une entreprise tombe, sa faillite est annoncée. Quand l'État achète, l'appel d'offres passe par simap.

Ce n'est pas un effet de bord administratif. C'est un principe : les tiers ont le droit de savoir avec qui ils traitent. Le résultat, c'est qu'il existe en Suisse une couche d'information économique ouverte, vérifiable et tenue à jour chaque jour ouvrable, que n'importe qui peut consulter sans permission ni abonnement.

Pourquoi personne ne s'en sert vraiment

La donnée est publique, mais elle n'est pas commode. Elle est éparpillée entre un index fédéral, vingt-six feuilles cantonales, une plateforme de marchés publics, un registre de marques, des géoportails aux formats différents. Chacune se consulte à sa manière, à son rythme, avec ses propres filtres. Personne n'a le temps de faire le tour tous les matins.

Alors la plupart des entreprises font l'inverse : elles attendent que le client vienne, achètent des listes périmées, ou démarchent au hasard. Elles savent que l'information existe quelque part, mais le coût de la collecter à la main dépasse, jour après jour, la valeur qu'elles en tireraient. La mine est ouverte ; l'entrée est juste pénible.

Ce que voit celui qui regarde ces signaux

Celui qui prend l'habitude de lire ces sources voit son marché autrement. Il ne voit plus des prospects abstraits, mais des événements datés : telle société vient de naître, tel chantier vient d'être autorisé, telle entreprise vient d'ouvrir une faillite, tel marché public vient d'être lancé. Chaque événement est une porte qui s'ouvre, et la plupart des portes se referment vite.

L'avantage n'est pas dans la donnée elle-même, qui appartient à tout le monde. Il est dans la fraîcheur et la régularité. Arriver le jour 1, quand le fondateur choisit ses prestataires ou que le maître d'ouvrage cherche ses artisans, vaut cent fois mieux qu'arriver trois semaines plus tard, quand tout est déjà joué.

La thèse derrière HelvetData

Nous sommes partis d'une conviction simple : en Suisse, le problème n'est pas l'accès à l'information, c'est le travail de la rassembler à temps. La valeur ne se crée pas en détenant une donnée secrète, mais en transformant une donnée publique mais dispersée en un signal clair, daté, posé devant la bonne personne au bon moment.

C'est tout ce que fait HelvetData : suivre ces sources officielles, en continu, et vous remonter ce qui vous concerne, avec le bon contact déjà identifié. Le reste, l'appel, la relation, la signature, vous appartient. Nous ne révélons pas une mine cachée ; nous rendons enfin praticable celle qui était sous vos yeux. Pour comprendre la matière première, parcourez notre lexique et nos guides.

Questions fréquentes

Tout ce qu'il faut savoir

Les données économiques sont-elles vraiment publiques en Suisse ?

Oui. Les créations d'entreprises (registre du commerce, SHAB), les permis de construire (feuilles officielles cantonales), les faillites (SHAB/FOSC), les marchés publics (simap) et les marques (Swissreg) sont des informations publiques, consultables gratuitement.

Pourquoi si peu d'entreprises utilisent ces données ?

Parce qu'elles sont dispersées entre un index fédéral, vingt-six feuilles cantonales et plusieurs plateformes aux formats différents. Le coût de les collecter à la main, chaque jour, dépasse pour beaucoup la valeur qu'elles en tireraient. L'information est ouverte, mais pénible à exploiter.

Est-ce légal d'utiliser ces données pour prospecter ?

Ces sources sont des publications officielles, ouvertes au public. Leur consultation est libre. L'usage à des fins de prospection doit respecter le cadre suisse de protection des données (nLPD) ; HelvetData est conçu pour travailler à partir de ces publications officielles.

La donnée est là, publique, qui vous attend. Il ne manquait qu'un endroit où elle arrive triée, datée et prête à appeler. Essayez HelvetData et voyez votre marché bouger en direct.