Mis à jour le juin 2026
Pour trouver les nouveaux chantiers en Suisse, on suit les permis de construire dès leur publication officielle. Chaque canton publie ses demandes et ses octrois dans sa feuille d'avis officielle et sur son géoportail. En les surveillant chaque jour par région et par type de projet, vous repérez le chantier avant vos concurrents.
En Suisse, un chantier d'une certaine ampleur passe par une demande de permis de construire. Cette demande, puis l'octroi du permis, sont des actes publics : ils sont publiés par l'autorité compétente, le plus souvent au niveau communal et cantonal.
Concrètement, vous trouvez ces publications dans la feuille d'avis officielle du canton (la FAO en Romandie, l'Amtsblatt en Suisse alémanique) et, dans la plupart des cantons, sur un géoportail qui cartographie les dossiers en cours. Certains cantons indiquent aussi le requérant et le montant estimé des travaux.
Commencez par délimiter votre terrain de chasse : les cantons et les communes que vous couvrez, et le type de projet qui vous intéresse (villa neuve, rénovation, extension, installation technique). Fixez aussi un budget minimum de travaux en dessous duquel un chantier ne vaut pas votre déplacement.
Ce cadrage évite de noyer les bons chantiers sous le bruit des petites annonces. Un cuisiniste premium et un installateur solaire ne cherchent pas les mêmes permis.
Identifiez, pour chacun de vos cantons, où sont publiées les demandes de permis : la feuille d'avis officielle cantonale et, quand il existe, le géoportail des autorisations de construire. Les pratiques varient d'un canton à l'autre, certains publient quotidiennement, d'autres par lots hebdomadaires.
Notez les formats : certains cantons exposent un avis texte daté, d'autres une carte interactive. C'est cette publication officielle qui fait foi sur la date et le contenu du projet.
Le nerf de la guerre, c'est la fraîcheur. Un permis publié lundi et appelé jeudi, c'est trois jours d'avance sur celui qui le verra la semaine suivante. Mettez en place une consultation quotidienne de vos sources, et filtrez immédiatement par zone, type de projet et budget minimum.
Plus la vérification est rapprochée, plus vous arrivez tôt dans la décision du maître d'ouvrage, quand le choix des prestataires n'est pas encore fait.
Une fois le chantier repéré, il vous faut la bonne personne. Le permis nomme le requérant. S'il s'agit d'une société, vous pouvez retrouver sa fiche et ses organes via l'index officiel du registre du commerce (voir notre définition de Zefix). S'il s'agit d'un particulier, l'annuaire et les sources publiques aident à reconstituer un moyen de contact.
L'objectif : passer du nom inscrit sur le permis à un numéro ou un email actionnable, pour ne pas perdre votre avance dans la recherche du bon interlocuteur.
Le dernier pas est le plus rentable : appeler ou écrire au bon décideur pendant que le projet est encore tout frais. Un message qui mentionne précisément le projet en cours sonne juste et ouvre la porte, là où un démarchage générique se fait raccrocher au nez.
C'est cette séquence, source officielle puis contact rapide, qui transforme une publication administrative en mandat signé.
À la main, la méthode fonctionne, mais elle est lourde. Il faut ouvrir chaque source cantonale, à des formats différents, trier les avis pertinents, recopier les coordonnées, puis chercher le contact. Pour une seule région c'est gérable ; pour plusieurs cantons et plusieurs jours par semaine, le temps passé finit par coûter plus cher que les chantiers gagnés.
La méthode automatisée fait le même travail en continu et sans oubli : les nouveaux permis qui correspondent à vos critères sont remontés dès leur publication, avec le bon contact déjà identifié. Vous gardez la partie qui rapporte, l'appel, et vous laissez la collecte se faire toute seule.
Questions fréquentes
Oui. Les demandes et les octrois de permis de construire sont des actes publics. Ils sont publiés par les autorités compétentes, en général dans la feuille d'avis officielle du canton et, dans la plupart des cantons, sur un géoportail des autorisations de construire.
Chaque canton dispose de sa feuille d'avis officielle (FAO en Romandie, Amtsblatt en Suisse alémanique) et, le plus souvent, d'un géoportail des dossiers de construire. C'est là que paraissent les nouvelles demandes, avec la commune, le type de projet et parfois le requérant.
Le permis nomme le requérant ou maître d'ouvrage. Si c'est une société, vous retrouvez sa fiche et ses organes via l'index officiel du registre du commerce. Si c'est un particulier, l'annuaire et les sources publiques aident à reconstituer un contact.
Idéalement chaque jour ouvrable. Les meilleurs mandats partent à celui qui appelle en premier. Plus votre consultation est rapprochée, plus vous arrivez tôt dans la décision du maître d'ouvrage, avant que le choix des prestataires ne soit fait.
Oui, quand le montant estimé des travaux figure dans la publication. Fixer un budget minimum (par exemple CHF 200'000) permet d'écarter les petits dossiers et de concentrer votre énergie sur les chantiers qui valent le déplacement.
Chaque chantier qui démarre dans votre région, vous le voyez en premier, avec le bon contact déjà prêt. Vous appelez pendant que les autres cherchent encore.